26.7.09

Les codes de la féminité

Coquet Léo

Court métrage, collages divers

00:47


Japoniaiseries

Tu pensais les Japs constipés ?

Je vais te faire découvrir la plus grosse diarrhée que ni le riz gluant ni le conformisme oppressant de la société « Harder, Better, Faster, stronger » n’ont réussis à enrayer.

Le ‘GUTAÏ’, mouvement d’avant-garde Japonais rejette le poid de l’histoire et se cherche une nouvelle identité visuelle.
La provocation sera donc le mot d’ordre.

C’est dans ce contexte que Makoto Aida se permet de grands écarts avec la morale en se branlant devant un Kanji, ou en représentant Roosevelt par un énorme phallus humain.Contes de fées défoncés, lame de rasoir en guise de plume et érotisme scatologique, sont les fers de lance de la révolution visuelle japonaise nommée ‘HETA-UMA’ (malhabile/habile).

Imagine les Supers Nanas sous GHB et Hello Kitty sous Acides.

Ce mouvement apparut à la fin des années 70 sous l’impulsion anticonformiste Punk venue d’Europe. Son gourou, Teruhiko ‘Terry Flamingo’ Yumura appelait alors à une rebellion contre « L’art grotesque paranoïaque et terrible ».
Une démarche similaire à des pionniers de l’illustration de nos jours : Hervé Di Rosa, Charles Burns et Robert
Crumble.
Terry Flamingo fonde à l’époque avec des dessinateurs de la revue Garo le ‘Tokyo Funky Stuff’.

Cette approche marginale créera une subversion dans le milieu très codifié du Manga.
Junko Mizuno réinvestit l’esprit Kawaii dans ses illustrations à l’univers sombre et pervers.
Mahomi Kunikata, pouline de Takashi Murakami l’artiste à l’origine du monogramme Vuitton ‘Pop acidulé, dessine des jeunes filles ayant à peine l’âge d’aller voir DBZ au cinéma dans des situations plus qu’embarrassantes et vous savez quoi ?

C’est plutôt bandant.

Les Trendsetters sont-ils de droite?

*trendsetters : personnes ou groupe de personnes qui lancent une mode .



"-Papa tu peux me prêter ton Barbour je vais au concert du roi Heenok au Paris Paris?"
"-Maman (sniff) je t'ai pris ton tailleur Coco je vais au Baron ne m'attend pas pour manger."


Mis en exergue dans la plupart de vos magazine mesdames, les "
de mère en style" sont le reflet d'une société où les vieux cherchent à rajeunir, et les jeunes aussi.
Mais ce parallèle stylistique mère fille, et pourquoi pas père fils, à l'heure où Mai 68 souffle ses 40 bougies laisse présager un retour aux valeurs traditionnelles et bourgeoises, vulgairement cantonnées à la '
droite'.
Rappelons nous les faits; en 68 tu mettais une mini jupe pour faire chier tes parents, t'avais les cheveux longs pour faire chier tes parents (
des vieux cons), tu participais à des manifs avec des gauchistes 'romantiquement' mal rasés (pareil)... Bref le plus vieux schéma du monde.

Et là voilà qu'en 2008, la 'coolitude' des 90's se fait virer à coup de prose et de vers par des jeunes à la raie sur le coté, et aux cols claudines.


On préconisera donc pour les temps futurs le retour du costume trois pièces, couettes, et bas fins et raffinés. Messieurs lissez moi donc cette moustache, fumez la pipe, fardez vous les joues et pour vous mesdames, remontez moi donc cette taille on croirait voir une catin.
Fini d'arriver en retard en boite, sappé comme un gros beauf, arborant tatouage de chouette ou autre ptérodactyle, dans le but de montrer que tu connais le physio...
Au programme : ponctualité, respect, bon enfant, snobisme ...

Entrons dans l'ère des jeunes gens polis.